Contribution à la modélisation eulérienne de l’atomisation pour la pulvérisation agricole

Thèse soutenue

Doctorant : Abdelhak Belhadef

Thèse soutenue le 17 décembre 2010

  • Doctorat Mécanique des Fluides, Université de Provence, Marseille
  • Thèse soutenue en 2010
  • Encadrant ITAP : Ariane Vallet

Résumé :

La pollution de l’environnement par les pesticides reste une préoccupation sociale et environnementale importante. Lors de l’application, une partie des pesticides peut contaminer l’environnement (dérive). La diminution des pollutions repose sur la maîtrise de la taille et la vitesse des gouttes en sortie de buse. L’objectif principal de cette thèse est de développer une approche Eulérienne afin d’estimer les caractéristiques initiales des gouttes produites telles que la taille et la vitesse à la sortie de buse. Le modèle Eulérien d’atomisation considère l’écoulement diphasique d’un liquide et d’un gaz comme un écoulement turbulent d’un seul fluide avec une masse volumique variable, variant entre celle du gaz et celle du liquide pulvérisé. Une équation de transport pour la fraction massique liquide moyenne permet de décrire la dispersion du liquide dans la phase gazeuse. La turbulence est modélisée par une approche aux tensions de Reynolds (RSM) en résolvant les équations de transport de chacune des six composantes du tenseur de Reynolds. Par ailleurs, une équation de transport de l’interface volumique liquide/gaz est considérée. La production de l’interface volumique qui exprime la création des gouttes est fonction, d’une part, à grande échelle, du gradient de vitesse moyenne et, d’autre part,à petite échelle, de la turbulence. La destruction de l’interface volumique qui exprime la coalescence des gouttes, quant à elle, prend en compte la tension de surface qui s’oppose à la désintégration de la surface liquide. L’évolution spatiale des rayons et des vitesses des gouttes produites en sortie de buse est décrite en couplant l’équation de la fraction massique liquide moyenne et celle de l’interface volumique à celles de la conservation de la masse, de la quantité de mouvement et de la turbulence. L’étude est faite avec le code de calculs FLUENT V.12 en utilisant les Fonctions Définies par l’Utilisateur (UDF « User Defined Function ») pour adapter le code à nos conditions d’injection très particulières puisque le rapport des masses volumiques liquide et gaz est de l’ordre de 800. Les résultats obtenus par le modèle indiquent la formation d’une nappe conique creuse constituée de grosses gouttelettes et la présence d’une zone de recirculation près de l’axe du spray constituée de gouttelettes plus petites, conformément aux expérimentations. La comparaison du Diamètre Moyen de Sauter calculé par le modèle et mesuré expérimentalement par l’Anémométrie Phase Doppler montre un bon accord.