Soutenance de thèse d’Adel Bakache le 12 décembre à 9h à Montpellier SupAgro, salle 9/108

Thèse soutenue le mercredi 12 décembre à 9h à Montpellier SupAgro, salle 9/108.

Adel Bakache

Effet de la pulvérisation sur l’efficacité des traitements contre la cercosporiose noire du bananier

  • Date de démarrage : Mars 2015
  • Ecole doctorale : SPSA –  Sciences des Procédés – Sciences des Aliments
  • Université : Montpellier II
  • Discipline(s) – Spécialité : Génie des Procédés et des Sciences des Aliments
  • Financement : CIFRE – Compagnie fruitière
  • Directeur de thèse :  Prof. Carole Sinfort, Montpellier SupAgro
  • Responsables UMR ITAP :  Dr . Bernard Bonicelli (Directeur de Recherche),  Dr. Jean-Paul Douzals (Resp. plateforme expérimentale REDUCPOL)
  • Responsables Compagnie Fruitière :  Alain Normand (Directeur de l’Agronomie et de la Recherche), Aurélien Pugeaux (resp. Agronomie Cameroun)

Composition du jury

  • Mme Anne LEGREVE, Professeur, UCL Louvain
  • Mme Christelle GEE, Professeur, AgroSup Dijon
  • M Patrice Rey, Professeur, Bordeaux Sciences Agro
  • M Jean-Paul DOUZALS, Ingénieur , IRSTEA
  • Mme M. M. Carole SINFORT, Professeur, Montpellier SupAgro
  • M Alain NORMAND, directeur R&D, Compagnie Fruitière
  • M Luc de Lapeyre de Bellaire, Directeur UPR GECO , CIRAD

Résumé :

La cercosporiose noire est la principale maladie de la production bananière, elle est généralement contrôlée via l’utilisation de fongicides systémiques ou de contact par différentes techniques de pulvérisation. Le principal moyen de lutte est la pulvérisation aérienne. Une production durable de bananes nécessite le développement de stratégies de lutte à faible doses de fongicides tout en assurant une efficacité biologique satisfaisante.

L’utilisation des fongicides de contact s’est répandue à cause du développement de souches résistantes aux fongicides systémiques, les fongicides de contact sont par contre très sensibles à la qualité de l’application car ils ont pour rôle de protéger les nouvelles feuilles de bananier contre les attaques de cercosporiose.

Les méthodologies utilisées habituellement pour l’évaluation de l’efficacité biologique des traitements sont généralement appliquées sur tout le cycle de culture de 8 à 10 mois avec une infestation naturelle et des applications périodiques par pulvérisation. Le développement d’une méthodologie plus rapide pour l’évaluation de l’efficacité biologique d’un fongicide de contact offre des perspectives prometteuses pour l’essai systématique des fongicides utilisés mais aussi potentiellement nouveaux ainsi que des techniques d’application.  

L’objectif de ce travail de thèse est de développer une méthodologie basée sur le temps d’apparition des premiers symptômes sur des jeunes plants de bananiers. Cette méthodologie a été par la suite testée pour étudier des réductions de doses de fongicides, des formulations ainsi que des techniques d’application.

 Le premier enjeu était d’inoculer les plants afin d’obtenir un nombre suffisant de lésions de cercosporiose en peu de temps, en utilisant une infestation artificielle. Les trois premiers tests n’étant pas concluants, le protocole d’infestation a été optimisé en multipliant le nombre de sources d’infestation et en couvrant les plants infestés. Une fois que l’infestation s’est révélée efficace, des tests d’efficacité biologique ont été effectués sur la base d’une seule application par pulvérisation après l’infestation. Six modalités de pulvérisation ont été testées en combinant trois doses de mancozèbe variant de 50 %, 25 % et 10 % de la dose de référence, deux types de buses produisant deux typologies de gouttelettes représentant les situations réelles précédemment mesurées sur un andain obtenu par traitement aérien.  

Les tests d’efficacité biologique, réalisés sur 80 plants par parcelle (240 plants par essai), ont démontré que la réduction de dose de fongicide jusqu’à 25 % de la dose de référence de mancozèbe a donné une efficacité significative indépendamment du type de buse avec une réduction du nombre de lésions jusqu’à 63 % par rapport aux témoins non traités.

Ces résultats ont donné lieu à des optimisations des réglages des appareils de traitement aérien, ainsi que des essais de réduction de doses avec des résultats très satisfaisants à l’échelle de la plantation.

Mots clés : cercosporiose noire, pulvérisation, fongicides de contact, méthodologie efficacité biologique

 

Abstract :

Black sigatoka is the main disease of banana crop, it is generally controlled through the use of either systemic or contact fungicides by different spraying techniques. The main control method is aerial spraying. Sustainable banana production requires the development of low-dose fungicide control strategies while ensuring satisfying biological efficacy.

The use of contact fungicides is widespread because of the development of resistant strains to systemic fungicides. However, contact fungicides are very sensitive to spray application quality as the challenge is to protect the new banana leaf against black sigatoka contamination.

Usually, the methodologies used to assess the biological efficacy of fungicide applications are applied along the cropping cycle from 8-10 month with natural infestation and periodical spray applications. The development of a faster methodology to assess the biological efficacy of a contact fungicide offers promising prospects for the systematic testing of current and potentially new fungicides and application techniques.  

The objective of this PhD work is to develop a methodology based on the time of appearance of the first disease symptoms on young banana plants. This methodology was tested to study fungicide dose reductions, formulations and different application techniques.

 The first challenge was to inoculate the plants in order to obtain a significant number of black sigatoka lesions in a short period of time, using an artificial infestation. The first three tests were inconclusive, so the infestation protocol was optimized by multiplying the number of infestation sources and covering the infested plants. Once the infestation was found to be effective, biological efficacy tests were performed on the basis of a single spray application after the infestation. Six spray modalities were tested by combining three mancozeb doses varying from 50%, 25% and 10% of the reference dose, with two types of nozzles producing two types of droplets representing actual situations previously measured on a swath of aerial spraying.

Biological efficacy tests, conducted on 80 plants per plot (240 plants per test), showed that reducing the fungicide dose by up to 25% of the mancozeb reference dose resulted in significant efficacy, regardless of nozzle type, with a reduction in the number of lesions up to 63% compared to untreated controls.

These results have led to the optimization of the settings of the aerial treatment equipment, as well as dose reduction tests with very satisfactory results at the plantation level.

Key words : black sigatoka, spray application, contact fungicides, methodology, biological efficacy.